Etre trop empathique

Empathie : nf. Capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent.

Dans cet article, j’ai envie de partager avec toi une réflexion autour des pensées parasites qui traversent notre esprit, et notamment celles liées à l’empathie.

Quand on est sensible et très empathique, on a tendance à être une vraie éponge à émotions, qu’elles soient positives ou négatives. Et si on ajoute à cela une grande capacité d’écoute, on devient rapidement le confident des autres…

Pendant longtemps, j’ai souffert de cette trop grande empathie.

 

Pourquoi ? Parce que j’avais tendance à prendre à ma charge les problèmes de mon entourage. En plus des miens. Et c’était lourd à porter. Très lourd. Ces problèmes tournaient en boucle dans ma tête, ils me préoccupaient.

J’avais le sentiment de vivre au rythme de l’humeur de mes proches. S’ils allaient bien, j’allais bien. S’ils étaient touchés par des soucis, des épreuves, j’étais préoccupée. Tourmentée.

Il est évident que si nos proches traversent un moment difficile, tel que la maladie, un décès, nous nous devons d’être là pour eux.

Mais dans mon cas, le fait d’être la confidente de tout le monde faisait qu’ils me partageaient aussi leurs petits tracas du quotidien. Et parfois, j’avais le sentiment que ces personnes voulaient seulement se plaindre (ou être plaint), mais sans avoir réellement besoin de conseils ou d’une réelle aide.

Et dans ces moments-là, je sentais que c’était trop pour moi. Je sentais que je devais me préserver de ce genre de confidences, en les laissant à leur propriétaire après avoir raccroché le téléphone.

Je sentais que je devais faire la part des choses entre soutenir mes proches dans les moments difficiles, et les laisser à leurs « petites névroses du quotidien ».

Certaines personnes ont besoin de se plaindre pour se sentir exister. Je ne dois pas rentrer dans ce genre de jeu, sans quoi j’y laisserais des plumes.

Petit à petit, j’ai appris à m’en défaire. J’ai compris que chacun d’entre nous à ses problèmes. Et que l’on ne peut pas prendre à sa charge tous les problèmes des autres.

 

J’ai appris à distinguer les vrais problèmes qui demandent une aide, des plaintes creuses et sans but.

J’ai appris, avec le temps, à me préserver des pensées parasites, sans ressentir de culpabilité.

J’ai appris à protéger mon espace intérieur, tout simplement.

Et aujourd’hui, j’en tire une grande sérénité. J’arrive à prendre du recul sur mes pensées, à les analyser, comme un observateur extérieur, et à laisser partir ce qui ne m’apporte rien.

Je me parle à moi-même, et je me dis « ce problème n’est pas le tien, tu n’y peux rien. Alors ne te préoccupe pas de cela. Tu n’es pas obligée de garder cela en toi. Ça ne changera rien à la situation. Alors laisse partir cela… ».

Notre paix intérieure est la garante d’une vie sereine. Faisons notre maximum pour la cultiver.

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